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NOUVEAUX SOUFFLES (NEW BREATHS), PART 1

Yerna_2, 2024

Dialogue, display
L’appartement 22.
Rabat, Maroc.

January 10 to February 20, 2026

///// Dialogues, display du 10 janvier au 20 février 2026 /////

​Oumayma Abouzid, Sofia Aguiar, Mustapha Akrim, Francesca Amar, Ahmed Amrani, Anonyme.s, Nassim Azarzar, Liliana Basarab, Diyae Bourhim, Ro Caminal, Gabriella Ciancimino, Anouk Cohen, Tomas Colaço, Khadija El Abyad, Mounir Fatmi, Mohssin Harraki, Soukaina Joual, Fadma Kaddouri, Abdellah Karroum, Mustapha Karroum, Syl Pâris Kouton, Miloud Labied, Imane Lahrich, Fatime Zahra Morjani, Mohamed Larbi Rahhali, Younes Rahmoun, Karim Rafi, among others.

Les œuvres de ce display in-progress font partie du catalogue coopératif et équitable de L'appartement 22. Le premier volet, entre ciel et terre, entre idée et matérialisation expérimentale, consiste en une forme d'exposition sans début ni fin, faisant de l'espace un champ de ruines. Les ruines sont celles des conventions formelles de l'art, des académismes issus des modèles impérialistes, des croyances anti-jeunes. Les œuvres habitent l'espace de L'appartement 22 dans le désordre (Rrwina), faisant écho à l'atmosphère bouillonnante de l'avenue Mohammed V pendant la Coupe d'Afrique des Nations de Football. Ce dispositif de présentation adopte une posture anti-curatoriale de dialogue dans les choix de présentation des œuvres, sans hiérarchie ni parcours imposé, laissant place aux fragments, aux gestes en devenir et aux silences. Aujourd'hui, faire une exposition ce n'est pas la mer à boire. L'enjeu est d'accompagner les artistes jusqu'au bout, de prendre soin de l'intégrité des œuvres. Ici, nous questionnons les normes éducatives, médiatiques et commerciales de plus en plus imposées aux espaces de créativité. Avec une approche collaborative, le groupe des artistes, chercheurs et auteurs de Nouveaux souffles, assume une pratique de l'art, et de ses espaces de rencontres, en constante réécriture. Il est aussi question de repenser le rôle de l'art, ainsi que celui de ses espaces de recherche, de création et d'action sur les plans économique, écologique et politique.

Ce projet bénéficie du soutien des artistes, chercheurs et mécènes, dans la perspective de création de l'association de L'appartement 22 et du programme Rif Résidences.

///// L'appartement 22 est situé au 2ºm étage au 279 avenue Mohamed V à Rabat, Maroc /////

Accès au lieu d'exposition par le hall du cinéma Atlas (ex Colisée) prendre l'escalier gauche - sans ascenseur pour le moment -, ou faites-vous guider +212 (0) 691-850825, WhatsApp +34 664 103 157

Les initiatives de L'appartement 22, de la R22 art radio et de la Délégation artistique bénéficient du soutien des éditions hors'champs, de la Fondation Almayuda, de la Fondation TGCC pour l'art et la culture, de l'Institut Français du Maroc, du centre Jacques Berque, enfin des artistes et professionnels de l'art, à titre personnel ou coopératif. III/ Les livres et éditions limitées disponibles en vente ///// Le site internet de L'appartement 22 est actuellement en construction ///// Nous suivre sur @appartement_22 /////

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EN PROSE

Yerna_2, 2024

Group show

French consulate in Tangier, Morocco

 

January 31 to March 30, 2026

YERNA_2 est un projet d’enquête et d’intervention portant sur une plante sauvage qui pousse dans le bassin méditerranéen. Cette plante toxique a servi d’ingrédient principal pour la fabrication de farine et de pain lors de la famine de 1944-1945 au Maroc.

 

Pour ce projet, L’artiste utilise des carreaux de zellige maurino, une imitation du zellige marocain traditionnel employé durant l’occupation au Maroc.

 

Un dessin représentant cette plante est tracé sur les carreaux, accompagné d’un texte en arabe.

على حافة الطريق، تحت ظلال الزيتون،

يتحدث الحصى عن وطنٍ غائبٍ لا يُنسى.

أغصان ترسم الفجر، بموسيقى الذاكرة،

وجذور تعانق الأرض رغم الوجع.

Au bord du chemin, sous les ombres des oliviers,

Les cailloux murmurent d’une patrie absente, inoubliable.

Les branches dessinent l’aube, avec la musique de la mémoire,

et les racines enlacent la terre malgré la douleur.

 

Cette plante, à la fois salvatrice et mortelle, a conduit à une question urgente. Malraux écrit dans ‘Les Noyers de l’Altenburg’, p.140 : « C’est l’histoire qui est chargée de donner un sens à l’aventure humaine — comme les dieux, de relier l’Homme à l’infini. »

Dessin sur carreaux & collage.

Dimension: 180x320cm.

écriture sur pot.

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OPINING RED SEA MUSEUM

Quand la géographie devient abstraite, 2020

Group show

Red Sea Museum, Jeddah – Saudi Arabia

From December 5, 2025

Comment percevait-on le monde au XIᵉ siècle ?
Comment notre regard sur l’espace, les limites et les horizons s’est-il métamorphosé au fil des siècles ?

À travers 68 dessins à l’aquarelle, cette proposition invite à réapprendre à voir. Elle convie le regard contemporain à se laisser troubler par la vision du monde qu’Al-Idrissi(1), au XIIᵉ siècle, déploya dans son ouvrage نزهة المشتاق في اختراق الآفاق(2). Chaque aquarelle devient alors une fenêtre ancienne, un éclat d’un monde pensé autrement, où les contours du réel se dessinaient selon la sensibilité d’un géographe arabe qui osa cartographier l’inconnu en l’emplissant d’imagination, de savoirs et de vent lointain.

Ces fragments de cartographie sont unis par de fines cordes noires, comme des lignes de force ou des chemins secrets, convergeant vers un globe de cristal de quinze centimètres de diamètre. Ce cœur translucide, posé au centre, matérialise la tension entre le passé et le présent, entre les formes anciennes du monde et celles que nous avons, aujourd’hui, érigées en évidence. Il rappelle que la carte n’est jamais neutre : elle est un récit, un geste de pensée, une manière de poser l’humanité dans l’immensité.

L’un des aspects les plus fascinants chez Al-Idrissi demeure l’orientation inversée de ses cartes : le sud y est en haut, le nord en bas. Une simple bascule, et voilà que tout notre imaginaire se fissure. Le monde, retourné comme un sablier, soudain respire autrement.
Alors surgit la question : qui a le pouvoir de dire où se trouve le haut du monde ?
Sur quoi repose notre certitude que le nord doit dominer les cartes, les esprits, les symboles ?

Ces inversions convoquent une méditation sur la géographie, les frontières, les façons dont nous apprivoisons l’espace. Elles révèlent que ce que nous croyons stable — l’orientation, la limite, la distance — n’est peut-être qu’un accord tacite, un langage collectif que d’autres civilisations parlaient différemment.

Et si nous retournions aujourd’hui notre manière de regarder la Terre ?
Si le nord devenait le sud, et le sud devenait le nord ?
Que deviendraient nos certitudes, nos axes, nos horizons intérieurs ?
Peut-être comprendrions-nous alors que le monde n’a pas de haut ni de bas, qu’il ne se laisse jamais saisir d’un seul point de vue, et que c’est nous qui, en le regardant, traçons ses limites autant que ses possibles.

(1) Géographe, cartographe, botaniste et sociologue d’avant l’heure, musulman, Abu Abdallah Muhammad Ibn Muhammad Ibn Abdallah Ibn Idrissi al-Qurtubi al-Hassani (1099-1165) à Ceuta, actuel pied à terre espagnol au Maroc.

 

 

نزهة المشتاق في اختراق الآفاق (2) le plus souvent connu sous le nom Tabula Rogeriana est une description du monde et une carte du monde, en 1154 .

Le livre est cité, copié, repris, et commenté dans tout le monde arabo-musulman. Il ne sera largement diffusé qu’après avoir été imprimé – en caractères arabes – à Rome, puis traduit en latin plus de 4 siècles plus tard, devenant une carte de référence pour nombre de grands explorateurs.

ARDUNA, OUR LAND​

Anwar Al-Nujüm A.B.C.D, 2015

Group show

ALUla (Arabie Saoudite)

 

1 February to 15 April 2026

www.centrepompidou.fr

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